petits pas et patapon

Blog collectif où chacun est invité à venir s'exprimer librement autour de l'enfance ...

11 septembre 2008

zebulle bulle #7: projet de naissance

Zebulle bulle dans sa tête de lune et cogite sur les choses de la vie.

Les réflexions partagées entre elle et son amoureux n'engagent qu'eux et ils ne jugent quiconque aura réfléchi et décidé différemment. Chacun est libre de penser et de décider comme bon lui semble, il s'agit là seulement de partager un chemin de pensée qui a été et est de nouveau le notre.

le projet de naissance

dame zebulle attend son deuxième enfant. enfant qui devrait naître d'ici la fin du mois... voir le début de mois prochain... on ne sait pas et rien n'est moins certain que l'arrivée des bébés.

aujourd'hui papa-libellule et dame zebulle avait rendez-vous avec la sage-femme de la maternité où le bébé doit voir le jour. c'est une maternité un peu spéciale et tout à fait en accord avec leurs idées et leur conception de la naissance. et donc aujourd'hui les futurs parents ont discuté avec la sage-femme de la possibilité d'utiliser le tabouret d'accouchement pour faire naîre ce bébé.

non seulement la maternité en a un à disposition, mais en plus les sage-femmes encouragent l'utilisation de celui-ci. en effet la position allongée pour accoucher est une position qui n'est absolument pas naturelle qui a été développée depuis une centaine d'années, entraînant la conception d'objets barbares pour sortir les bébés du ventre de leur maman. on accouchait accroupi il y a encore 1 siècle en europe. c'est une position qui aide le bébé à descendre plus facilement et qui est moins douloureuse pour la maman. le papa est actif dans l'aide apportée à la future maman puisqu'il peut être assis derrière elle et l'aider dans la gestion de la douleur et de ses contractions.

la sage-femme nous a également expliqué que depuis la naissance de notre libellule dans la même maternité, une seule chose à changé: le bain du nouveau-né. en effet, réalisant à quel point le fait de baigner un bébé juste né est traumatisant pour celui-ci et à quel point il est important de conserver l'odeur du nouveau-né afin de faciliter encore plus l'attachement mère-enfant, le premier bain n'est prodigué qu'à partir de 48 heures de vie.

si tout va bien, d'ici quelques semaines, je vais essayer d'accoucher de la façon la plus naturelle qu'il soit et nous nous réjouissons.

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07 septembre 2008

image sans parole by zebulle...

clotete

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04 juin 2008

Zebulle bulle #6: avoir hâte

Zebulle bulle dans sa tête de lune et cogite sur les choses de la vie.

Zebulle était enceinte de Miss-Libellule en 2005. Les réflexions partagées entre elle et son amoureux n'engagent qu'eux et ils ne jugent quiconque aura réfléchi et décidé différemment. Chacun est libre de penser et de décider comme bon lui semble, il s'agit là seulement de partager un chemin de pensée qui a été et est de nouveau le notre.

avoir hâte

le 14 décembre il me demande si je veux un enfant de lui. ça tombe bien, je dois arrêter ma pilule 3 jours plus tard! les jours et les semaine passent, et puis quelques jours de retard. fausse joie, c'est pas pour ce mois-ci! le mois suivant, les jours et les semaines passent, et puis quelques jours de retard. bébé est là. il nous aura fallu quelques toutes petites semaines pour entamer cette aventure. quelque part nous avons eu de la chance, quelque part on s'est dit que ce bébé avait drôlement envie de venir partager notre vie!

deux ans plus tard, les jours, les semaines, les mois passent et rien... alors on se dit que ce n'est pas le moment, que le bébé n'est pas prêt à venir, que nos têtes ne sont peut-être pas tout à fait assez disponibles, que d'autres soucis prennent la place. et puis un jour comme ça, bébé s'installe. tiens lui aussi a senti que c'était le bon moment pour venir nous rejoindre.

la première grossesse s'est déroulée dans le calme. une certaine sérénité. certaine, parce que c'est la première fois et qu'il y a donc une certaine excitation, une envie  de savoir à quoi ressemblera la prochaine étape. alors on compte les semaines, les mois, on se fixe des étapes à atteindre. 24 semaines, ouf, une première étape, le bébé est sauvable. 32 semaines, ouf, le bébé est viable. 38 semaines, bébé peut arriver... et puis 39 semaines... 40 semaines et voilà enfin notre bébé. avec 8 jours de retard sur le planning fixé par le docteur. pendant les toutes dernières semaines, les tous derniers jours, je ne me suis jamais sentie pressée de voir le bébé arriver. nous nous sommes toujours dis que le bébé arrive quand il détermine que c'est le moment d'arriver. nous avons choisi notre maternité parce que celle-ci ne provoque pas les naissances pour des raisons de confort ou de convenance personnelle. les naissances sont provoquées à partir d'un retard de 10 jours. ce qui nous parait raisonnable.

les plus pressés étaient certainement notre entourage, ceux qui me posaient la même question chaque jour: "mais n'es-tu donc pas pressée de tenir ce bébé entre tes bras"... et moi de leur répondre toujours la même chose: "non, ce bébé arrivera quand ce sera le bon moment."

parfois il faut du temps pour que le bébé vienne s'installer au creux du ventre de sa maman. il faut du temps pour que le bébé grandisse à l'intérieur du ventre de sa maman. il faut du temps pour tout. il faut savoir respecter ce temps et vivre avec. se dire que si dame nature a décidé qu'il fallait 39 semaines au petit d'homme pour être "prêt" à sortir de sa bulle utérine (la gestation humaine était plus longue du temps où l'homme ne marchait pas encore debout, et comme les autres mammifères, le petit d'homme naissait capable de se tenir debout), c'est parce qu'il lui faut ce temps-là pour murir, pour se développer, pour être prêt et c'est aussi parce que ce temps-là est nécessaire aux futurs parents pour se préparer à accueillir leur petit. chez les zébulle, il ne s'agit pas de préparation matérielle. nous avions fait le choix d'une préparation minimale. d'accueillir cet enfant le plus simplement possible mais avec beaucoup d'amour et de chaleur. c'est donc sans hâte, sans chichi et sans tralala que miss-libellule est arrivée sur cette planète, et c'est ainsi que nous accueillerons zébullon.

et chez vous, une grande hâte de pouvoir "enfin" découvrir celui ou celle qui a été locataire de votre ventre, quitte à déclencher l'accouchement quelques jours avant? ou bien justement, laisser le temps au temps et savourer chaque instant?


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03 mai 2008

zebulle bulle #5: prudence...

Zebulle bulle dans sa tête de lune et cogite sur les choses de la vie.

Zebulle était enceinte de Miss-Libellule en 2005. Les réflexions partagées entre elle et son amoureux n'engagent qu'eux et ils ne jugent quiconque aura réfléchi et décidé différemment. Chacun est libre de penser et de décider comme bon lui semble, il s'agit là seulement de partager un chemin de pensée qui a été et sera de nouveau le notre, si l'occasion se présente.

prudence

septembre 2005, enceinte de 7 mois et demi, je suis en train de préparer "LA" valise avant de partir pour quelques semaines en vacances. je suis en train de plier les minis chaussettes du bébé à naître et me dis que "tiens, leur bébé devrait être arrivé..."... alors je saute sur mon téléphone pour prendre des nouvelles. les inséparables de la fac, nous devions devenir parent en même temps. après quelques sonneries, j'entends la voix de mon ami. une voix pas très sereine, pas très enthousiaste, pas celle d'un jeune papa heureux. non... le bébé est entre la vie et la mort, enfin, surtout raccroché à la vie par quelques tubes et tuyaux... ses jours sont comptés, hémorragie cérébrale à la naissance, il est maintenu en vie le temps de faire des examens, il sera débranché d'ici quelques jours. le choc. il me dit qu'il sera malgré tout très heureux de la naissance du nôtre et nous souhaite une plus belle naissance que celle de son fils. le choc...

fin octobre 2005, je suis en "fin de parcours"... je me rends plusieurs fois par semaine à la maternité pour y faire les fameux monitoring. moment que j'aime temps. moment de détente... être bercée par ce rythme cardiaque. mon amoureux me dépose devant la maternité, je marche péniblement mais sereine. j'aperçois une silhouette familière écroulée. une collègue, une copine, en larmes... je ne comprends pas... elle est enceinte, que se passe-t-il, elle me voit, s'écroule dans mes bras, le bébé est parti... 4 mois et demi... parti, infection, parti, je n'y comprends rien... elle pleure, elle regarde mon ventre et part...

ma libellule arrive un 13 novembre après de longues heures de travail. un soulagement. elle est là, en bosse santé. tout se passe bien. un moment intense de bonheur, avec une pensée pour ces 2 petits anges partis alors qu'elle, elle est là.....

avril 2007, miss-libellule sera grande soeur en janvier 2008! nous sommes heureux... on attend un peu pour prendre rendez-vous chez le gynécologue... juin 2007, le verdict est sans équivoque: fausse-couche, 10 jours que je porte un embryon sans vie... un embryon dont on ne perçoit aucune activité cardiaque. un autre médecin vient confirmer. la grossesse s'est arrêtée. étrange sensation que celle de savoir que l'on a porté un petit être sans vie...

janvier 2008, miss-libellule sera grande soeur en septembre/octobre 2008... 16e semaine de grossesse, jusqu'ici tout va bien...

alors quand mon ennui me guide vers des forums de femmes enceintes et que mon attention se porte sur les septembrettes et que j'y lis la liste détaillée des prénoms des enfants à naître, ça m'agace un peu.

d'une nature extrêmement optimiste et positive, la vie n'a fait que me rappeler que l'on ne pouvait jamais être sûr de rien et que prudence est mère de sûreté. alors nous sommes prudent. zebullon a son petit nom pour parler de lui comme ça de temps en temps sur mon blog. je m'occupe de lui autant que je peux. je lui parle "de l'intérieur", je n'ai jamais pu parler à mon bébé tant qu'il n'était pas dans mes bras... mais je reste prudente!...

et vous? enthousiasme débordant dès la première seconde ou une prudence de rigueur?

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27 mars 2008

Zebulle bulle #4: la maternité

Zebulle bulle dans sa tête de lune et cogite sur les choses de la vie.

Zebulle était enceinte de Miss-Libellule en 2005. Les réflexions partagées entre elle et son amoureux n’engagent qu’eux et ils ne jugent quiconque aura réfléchi et décidé différemment. Chacun est libre de penser et de décider comme bon lui semble, il s’agit là seulement de partager un chemin de pensée qui a été et sera de nouveau le nôtre, si l’occasion se présente.

La maternité n'est pas un lieu public

Alors voilà, on a mené sa grossesse à terme en connaissant ou pas le patrimoine génétique de son bébé, son sexe, on a accouché avec ou sans péridurale et le bébé tant attendu est enfin là. On se réjouit. Mais malheureusement, nous ne sommes pas les seuls à nous réjouir..... et non..... pas les seuls.... et le pire c'est que bien des personnes pensent que la maternité est un endroit public et omettent donc de prévenir de leur arrivée. Et puis aussi, très souvent, elles pensent que le cadeau offert leur octroie un droit de visite supérieur à la demi-heure qui devrait être de rigueur.

Je reviens d'une visite à la maternité qui m'a un peu choquée. "heures de visite: 14h-20h", je rentre dans la chambre de mon amie à 13h55 avec une petite mauvaise conscience d'être 5 minutes en avance sur l'horaire de visite, et trouve les jeunes parents, la maman de la jeune maman accompagnée de collègues........... ça me laisse perplexe! (maman, si tu passes par ici, si un jour tu viens me rendre visite à la maternité avec des collègues, je t'arrache les yeux!!!!!!!!! je rigole, enfin à moitié!!!). Et quand je suis sortie à 14h35 (durée totale de la visite = 40 minutes) j'ai croisé une copine de la jeune maman + un troupeau de famille composé de +/- 5 individus chacun agrémenté d'une bouquet de fleurs. Ce qui représente en 1h la présence de 2 (les parents) + 3 (la grand-mère + les collègues) + 1 (moi) + 1 (la copine) + 5 (le troupeau familial) = 12 personnes. 12 personnes en 1h pour admirer un petit bouchon de 47 cm et 3kg qui aurait juste besoin d'air frais dans sa chambre pour pouvoir bien respirer et dormir au calme et pas au milieu de horde de gens. Et quand je suis partie, mon amie m'a murmuré à l'oreille "et encore, ce n'est que le début de l'après-midi"... la pauvre, je la plains....

Alors j'ai essayé de me souvenir de mon propre passage à la maternité... et je me suis souvenue avoir été très très agacée le lendemain de la naissance de miss-libellule par la présence de 8 personnes dans ma petite chambre double de maternité... 8 personnes qui n'ont pas compris pourquoi je leur ai demandé de sortir alors que mon bébé pleurait et que je voulais l'allaiter en paix... pas encore à l'aise avec les gestes, pas encore à l'aise avec toute cette nouveauté, pas encore à l'aise avec ce bébé à placer sur un sein devenu tellement gros qu'impossible à cacher, et puis, non, pas envie d'avoir tout ce monde squattant ma chambre, squattant ces moments privilégiés de découverte de mon bébé, de celle que j'avais porté et senti en moi 9 mois durant. Ma famille qui est loin d'ici s'est sentie frustrée de ne pouvoir voir ce bébé dès ses premières heures, mais moi j'étais presque heureuse de ne pas avoir à rajouter tout ce troupeau-là encore en plus....

Alors, on s'est déjà que si un jour je devais repasser par la case maternité pour quelques jours, on laisserait croire que les visites ne sont pas autorisées et que je n'ai pas pris de téléphone, et puis si des proches souhaitent réellement venir nous voir, je leur demanderai de bien vouloir prévenir et de ne pas rester plus de 45 min (quelle idée de rester coincé 3 heures dans une chambre de maternité.... c'est tellement confortable d'être debout dans une pièce surchauffée à discuter point de suture, péridurale et contempler un nouveau-né qui ne fait que dormir), un nouveau-né a besoin de s'habituer à son nouvel environnement, a besoin de calme, des jeunes parents ont besoin de repos, de quiétude et pas d'un défilé de visiteurs souvent sans-gêne! Non mais!

et vous? avez-vous autorisé les visites? vous ont-elles dérangé? ou alors c'était normal et naturel d'avoir une chambre remplie de monde?

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10 mars 2008

Zebulle bulle #3: l'accouchement "naturel"

Zebulle bulle dans sa tête de lune et cogite sur les choses de la vie.

Zebulle était enceinte de Miss-Libellule en 2005. Les réflexions partagées entre elle et son amoureux n’engagent qu’eux et ils ne jugent quiconque aura réfléchi et décidé différemment. Chacun est libre de penser et de décider comme bon lui semble, il s’agit là seulement de partager un chemin de pensée qui a été et sera de nouveau le notre, si l’occasion se présente.

L'accouchement

Après le dépistage prénatal, connaître ou non le sexe de l'enfant, aujourd'hui je vous propose de nous pencher sur l'accouchement. Lors d'une première grossesse, l'accouchement, c'est quelque chose dont on a beaucoup entendu parlé, dont on ignore tout ou presque et qui fait peur, angoisse et est l'origine de beaucoup de légendes, de mythes et surtout qui a unecertaine mauvaise réputation. Même après avoir accouché une fois, j'ai toujours du mal à comprendre pourquoi autant de femmes diabolisent l'accouchement et en raconte toujours les pires moments, ce qui bien évidemment effraye celles qui ne sont pas encore passées par là...

Une fois de plus, dans notre volonté de juger par nous-même et de ne pas tenir compte des on-dits et se disant que l'humanité entière avait réussi à faire naître des enfants sans trop d'assistance pendant des milliers d'années, et bien peut-être que nous aussi on pourrait essayer de faire naître ce bébé de la façon la plus naturelle possible. J'ai eu la chance d'être suivie et de pouvoir mettre au monde ma libellule dans un "hôpital ami des bébés", hôpital garant de conditions favorables à l'allaitement maternel et encourageant à une attitude la plus naturelle et simple possible face à la grossesse et à l'accouchement. Ce qui nous convient plutôt bien!

Après de longs et nombreux entretiens avec l'équipe de sage-femmes, nous avons donc décidé que si toutes les conditions y étaient favorables, notre bébé naîtrait naturellement, sans péridurale, sans trop de médicalisation. Alors, le jour J, 8 jours après la date de terme prévue ("hôpital ami des bébés" implique un déclenchement à partir du 10e jour de retard), notre libellule a décidé de se préparer à montrer le bout de son nez...

L'histoire complète se trouve ici. Pour résumer... 24h de contractions à la maison, c'était notre choix, pouvoir rester à la maison le plus longtemps possible, 2h de travail à la maternité et un joli poupon en bonne santé!

24h de contractions à la maison, ça se fait... et ça se passe même plutôt bien. 24h de contractions, ce n'est pas 24h de contractions intenses, non, elles ont commencé doucement au petit matin alors que futur-papa-libellule profitait de sa dernière soirée de jeune homme et sont devenues de plus en forte en forte au fil de la journée et de la nuit. A 6h du matin en arrivant à la maternité après avoir perdu les eaux à la maison et n'en pouvant plus de souffrir et quand la sage-femme m'a annoncé l'arrivée du bébé pour "pas avant midi", j'ai quand même demandé à avoir une péridurale... mais mon dossier sanguin n'étant pas à jour, ça n'a pas été possible, et puis de toutes façons la jolie demoiselle Libellule est arrivée à 7h55!

Les différents récits de naissances m'avaient bien "embrouillée" en fait... l'accouchement en lui-même n'est pas quelque chose de douloureux (si tout se passe bien), le passage du bébé ne fait pas mal, et les dernières contractions ne sont pas aussi terribles que les dernières avant le fameux moment! Ce qui est bel et bien douloureux, ce sont les contractions de préparation à l'expulsion du bébé.

En fait, avec ce billet je voulais juste rassurer les futures mamans qui passeraient par ici et qui se poseraient des questions, qui hésiteraient, qui ne sauraient pas trop quoi faire, comment s'organiser, que choisir.

Avec le recul, je me dis qu'il est important de se préparer à accoucher "naturellement" et envisager la possibilité d'avoir une péridurale comme un bonus pour ne pas être déçue si jamais ce n'est pas possible d'en avoir une ou si elle n'a pas d'effet. La France est un des pays les plus consommateurs de péridurales au monde. L'une de mes amies est hollandaise, et aux Pays-Bas on n'accouche pas à la maternité, on accouche à la maison naturellement, "à l'ancienne". La maternité est réservé aux césariennes, naissances difficiles. Mes amies scandinaves avec lesquelles j'ai pas mal papoté en attendant ma libellule me racontaient que dans le grand nord là-haut les femmes accouchent toutes de la façon la plus naturelle possible.

Mon ressenti par après: j'ai apprécié mon accouchement, je l'ai vécu pleinement, j'en ai un super souvenir, tout s'est passé comme on le souhaitait, la douleur est surmontable et je ne sais pas trop comment expliquer ce qui s'est passé ce jour-là sans blesser ou choquer qui que ce soit... je crois que cette douleur m'a été nécessaire à prendre conscience du fait que j'avais effectivement mis un enfant au monde. Et donc, quand il sera question de recommencer, nous recommencerons avec les mêmes souhaits.

Et vous? avec ou sans péridurale? adepte du "0 douleur à tous prix" ou "le plus naturel possible"?


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25 février 2008

Zebulle bulle #2: Fille ou garçon?

Zebulle bulle dans sa tête de lune et cogite sur les choses de la vie.

Zebulle était enceinte de Miss-Libellule en 2005. Les réflexions partagées entre elle et son amoureux n’engagent qu’eux et ils ne jugent quiconque aura réfléchi et décidé différemment. Chacun est libre de penser et de décider comme bon lui semble, il s’agit là seulement de partager un chemin de pensée qui a été et sera de nouveau le notre, si l’occasion se présente.

Savoir ou ne pas savoir le sexe de l'enfant à naître... un véritable dilemme!

Pour certains couple, il évident que dès possible il faudra connaître le sexe de cet enfant à naître pour diverses raisons qui leur sont propres et que je ne juge pas. Dans notre cas, nous avons souhaité de pas savoir pour des raisons qui sont les suivantes:

- dans un premier temps, nous sommes d'avis que la venue au monde des enfants est devenue tellement médicalisée et assistée aujourd'hui, que la seule surprise que l'on peut encore se réserver est celle du sexe de l'enfant. On peut tout savoir ou presque sur ce bébé à naître, mais garder ce petit mystère est tellement agréable... (et puis ça fait râler les grands-mère, tellement plaisant!)

- pour ma part je n'avais absolument aucune préférence, si une seule, un bébé en bonne santé, un bébé qui puisse devenir un enfant en bonne santé et un adulte en bonne santé... je n'avais donc pas besoin de savoir à l'avance pour m'habituer à l'idée de cette petite fille ou de ce petit garçon qui allait arriver...

- puis, il était important et essentiel pour nous que cet enfant à venir puisse se développer en toute liberté, totalement libre de toutes projections ou envie ou fantasmes de ses parents. Ne pas connaître le sexe de l'enfant à naître nous semblait être un moyen aussi de laisser libre-court à la personnalité de cet enfant. Nous ne souhaitions pas personnifier cet enfant, lui donner une identité avant même de l'avoir laissé arriver parmi nous. Ne pas lui donner un prénom, ne pas imaginer si ce serait une petite fille qui ressemblerait à sa maman ou un petit garçon qui ressemblerait à son papa, ne pas imaginer la couleur de ses cheveux, ni de ses yeux, ne rien espérer, enfin si, juste un bébé en bonne santé... jusqu'au bout ce bébé-à-naître aura été: le bébé!
J'ai trouvé extrêmement désagréable les questions des autres à l'approche de la naissance de cet enfant: et tu préfères une filles? tu crois qu'il va ressembler à qui? et? et? et?.... je n'ai pas été très gentille avec tout le monde, voir même assez protectrice de mon bébé: fichez-lui la paix! et laissez-le juste grandir tranquillement...!

Aujourd'hui notre "bébé" a 2 ans et 3 mois... et je suis convaincue du bien-fondé de ce choix, c'est une petite fille pour laquelle nous n'avons aucune attente particulière, enfin si, qu'elle soit heureuse dans sa vie, et que nous essayons de découvrir au fil des jours!


Et vous, vous avez voulu savoir ou pas?
Pour quelles raisons?

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11 février 2008

Zebulle bulle #1 : le diagnostique prénatal

Zebulle bulle dans sa tête de lune et cogite sur les choses de la vie.

Zebulle était enceinte de Miss-Libellule en 2005. Les réflexions partagées entre elle et son amoureux n’engagent qu’eux et ils ne jugent quiconque aura réfléchi et décidé différemment. Chacun est libre de penser et de décider comme bon lui semble, il s’agit là seulement de partager un chemin de pensée qui a été et sera de nouveau le notre, si l’occasion se présente.

Le diagnostique prénatal est l’ensemble de mesures médicales qui permettent de dépister et de diagnostiquer des malformations alors que le fœtus est encore dans le ventre de sa maman. Alors que nous attentions notre petite libellule, nous avons choisi de ne pas effectuer ce diagnostique prénatal, et ce pour différentes raisons.

Tout d’abord parce que nous ne faisons pas partie de la population dite à risques. Moins de 30 ans pour une première grossesse et aucun cas d’enfant handicapé dans nos familles respectives.

Puis nous avons parlé avec le gynécologue qui nous a expliqué que si nous prenions la décision de faire le triple-test (la prise de sang qui est faite quasi systématiquement à toutes les femmes enceintes sans les tenir informées de leurs droits, ce qui me révolte), ceci impliquait que nous souhaitions avorter en cas de malformation. Or, il était hors de question, pour nous, d’empêcher un petit être de venir au monde sous prétexte qu’il serait différent des autres enfants. (décision qui aurait été différente si l'on nous avait annoncé une grave malformation empêchant toute vie "normale"). Avant de prendre cette décision, nous nous étions renseigné sur le triple-test. C’est une connaissance, médecin généraliste et mère de 3 enfants, qui m’a expliqué que le risque d’obtenir un résultat faux-positif entraînant une amniocentèse était très élevé. Il était hors de question de faire subir une amniocentèse à notre bébé, les risques de fausse-couche étant encore plus élevés que les risque d’avoir un enfant handicapé.

Pendant ma grossesse 3 faits ont confirmé que notre choix avait été le bon.
La cousine de mon amoureux a atterri en urgences dans un hôpital spécialisé en diagnostique prénataux parce que son bébé présentait les symptômes de la mucovicidose. Après de nombreux examens et énormément de stress et d’angoisse pour les futurs parents, les médecins se sont rendu compte que le colon du bébé avait été touché pendant l’amniocentèse faite suite à un résultat faux-positif du triple-test.
Une collègue a perdu son bébé au cours du 5e mois suite à une infection causé par l’amniocentèse.
Et enfin des amis très proches ont perdu leur bébé à la naissance. Le bébé est décédé des suites d’une grave malformation génétique qui n’avait pas du tout pu être diagnostiquée pendant la grossesse.

Nous nous sommes donc demandé s’il ne valait pas mieux prendre le risque d’avoir un enfant éventuellement trisomique ou avec un léger handicap dû à une anomalie du tube neural (les 2 problèmes détectés grâce à l’amniocentèse) ? Un enfant trisomique peut avoir une qualité de vie épanouissante. On s’était alors dit que l’on serait plus fier de nous en étant capable de s’occuper d’un enfant différent qu’en faisant un pas vers l’eugénisme…

Ceci étant notre point de vue, respectant tout à fait que d’autres ne sentent pas capables de s’occuper d’un enfant handicapé et préfèrent ne pas continuer la grossesse.

Finalement, ma grossesse s’est très bien passée, et le fait d’être convaincus de notre décision nous a fait passer une grossesse sereine !

PS : même si le triple-test vous est prescrit par votre gynécologue, vous avez parfaitement le droit de le refuser. Tout ce qui est fait par « routine » pendant une grossesse est contestable et refusable. (Ceci dit, je ne refuserai pas la détection de la toxoplamose et de la rubéole! Mais vous avez le droit de dire que non vous ne souhaitez pas une péridurale même si tout le monde l'utilise aujourd'hui, ou encore un curetage peut-être pratiqué sous rachis-anesthésie, ce n'est pas une obligation de subir une anesthésie générale, même si c'est plus pratique pour le personnel soignant!). N’hésitez pas à poser des questions à votre médecin, pour mieux vous expliquer. Et si votre médecin n’est pas prêt à vous répondre, vous pouvez toujours en changer!

Et vous, test ? pas test ?

Posté par zebulle à 16:01 - Zebulle bulle - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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